Société canadienne de la sclérose en plaques

Nouvelles récentes sur la recherche en SP

Une étude révèle de nouveaux sous-types de sclérose en plaques définis selon des modèles cachés de lésions, décelés par IRM

  • Étude financée par la Société de la SP
  • Étude canadienne

Contexte : À l’heure actuelle, on se base sur un ensemble de symptômes et des observations quelque peu subjectives de l’évolution de la maladie pour déterminer les différentes formes de la sclérose en plaques (SP), plutôt que sur des marqueurs précis de la maladie. Ces observations guident habituellement le choix du traitement et à quel moment instaurer celui-ci.

Étude : Afin de mieux comprendre les différents sous-types de SP et d’identifier des marqueurs de la maladie, des chercheurs ont accédé aux clichés d’IRM du cerveau de milliers de personnes qui avaient fait l’objet de suivis dans le cadre d’essais cliniques, mettant ainsi à profit des millions de dollars investis dans la recherche sur la SP. Le recours à l’apprentissage automatique et à l’intelligence artificielle a permis à ces chercheurs d’examiner les clichés d’IRM de plus de 6 000 personnes atteintes de SP. Les ordinateurs ont fait ressortir des modèles de caractéristiques communes aux lésions évolutives. Un autre ensemble de clichés d’IRM de plus de 3 000 personnes atteintes de SP a ensuite permis de valider les résultats initiaux.

Résultats : Cette étude a permis aux chercheurs de classifier les personnes atteintes de SP selon trois sous-groupes précis, établis en fonction des modèles communs de lésions tissulaires décelées sur les clichés d’IRM du cerveau. Ces sous-groupes diffèrent des formes cliniques de SP classiques qui servent généralement à poser le diagnostic. L’équipe a défini trois sous-types de SP en fonction du foyer initial d’activité de la maladie sur les clichés, et de l’évolution au fil du temps des lésions et du rétrécissement des tissus cérébraux (atrophie) dans des régions précises. Voici les trois sous-types de SP qui en ressortent :

  • le sous-type « cortex » est celui où des signes précoces d’atrophie tissulaire dans la couche externe du cerveau sont visibles;
  • le sous-type « substance blanche d’apparence normale » permet d’abord d’observer des anomalies tissulaires diffuses au centre du cerveau;
  • le sous-type « accumulation de lésions » est celui où l’on observe d’abord une accumulation généralisée de régions endommagées (lésions), laquelle est suivie d’une atrophie précoce et marquée dans plusieurs régions du cerveau. Ce sous-type est associé au plus haut taux de poussées et de risque d’évolution de la maladie, et lors de certains essais cliniques, à un nombre accru de bienfaits thérapeutiques.

Répercussions : Des travaux de recherche additionnels devront être menés afin que ces découvertes puissent être mises en pratique, qu’elles orientent les soins cliniques et le choix des traitements et qu’elles permettent de cibler les personnes qui répondront le mieux à un traitement donné. Grâce à ces sous-types, il pourrait en outre devenir possible de prédire chez qui la maladie risque davantage d’évoluer et de personnaliser les traitements, et les chercheurs pourraient être en mesure de mener des essais cliniques sur des molécules qui ciblent la maladie sous-jacente précise chez une personne.

NOTE : Cette étude a été financée en grande partie par l’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive. Fruit d’un effort collectif mondial sans précédent, l’Alliance a pour but de stopper la SP progressive. Les travaux de recherche dont il est ici question ont été réalisés par un réseau international de recherche coopérative dirigé par le Dr Douglas Arnold (Institut neurologique de Montréal, affilié à l’Université McGill, Canada).

Pour obtenir plus d’information sur cette étude, veuillez consulter l’article qui a été publié dans la revue Nature Communications :

« Identifying multiple sclerosis subtypes using unsupervised machine learning and MRI data ». Cet article a été rédigé par Arman Eshaghi, Alexandra Young, Peter Wijeratne, Ferran Prados, Douglas Arnold, Sridar Narayanan, Charles Guttmann, Frederik Barkhof, Daniel C. Alexander, Alan Thompson, Declan Chard et Olga Ciccarelli et a été publié le 6 avril 2021. Il s’agit d’un article en libre accès, pouvant être lu dans son intégralité.

À propos de l’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive

L’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive a été fondée en vue de l’accélération de la mise au point de traitements efficaces contre les formes progressives de la SP et de l’amélioration subséquente de la qualité de vie des personnes du monde entier qui sont aux prises avec une forme progressive de SP. Il s’agit d’une initiative mondiale sans précédent à laquelle collaborent des organismes nationaux de la SP, des chercheurs, des professionnels de la santé, l’industrie pharmaceutique, des entreprises, des fiducies, des fondations, des donateurs et des personnes atteintes de SP progressive, en vue de répondre aux besoins non satisfaits dans le domaine de la SP progressive. En somme, c’est le fruit d’une coopération entre des membres de la communauté internationale de la SP qui ont décidé d’unir leurs forces pour trouver des solutions. Notre promesse n’est pas seulement porteuse d’espoir, elle est également génératrice de progrès.

En savoir plus sur l’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive.

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