Nouvelles récentes sur la recherche en SP

Une étude révèle qu’un taux élevé de vitamine D chez les femmes enceintes réduirait leur risque d’avoir la SP

Résumé
Diverses études avaient déjà suggéré qu’un taux élevé de vitamine D pouvait influer sur le risque d’avoir la SP. Jonatan Salzer, M.D., de l’Université Umeå, en Suède, a mené avec d’autres chercheurs une étude qui a confirmé que les femmes qui présentent un taux élevé de vitamine D durant le premier trimestre de leur grossesse ont un risque moindre d’avoir un jour la SP que celles dont le taux de vitamine D est faible. Par contre, selon les constatations des chercheurs, le taux de vitamine D aux premiers stades de la grossesse ne semble pas avoir d’impact sur le risque de SP de l’enfant. [Salzer J, Hallmans G, Nyström M, Stenlund H, Wadell G, Sundström P. Neurology. 2012 Nov 20;79(21):2140-5. doi: 10.1212/WNL.0b013e3182752ea8.]


L’étude : Le Dr Salzer et son équipe ont analysé des échantillons sanguins provenant de 164 000 personnes établies dans le nord de la Suède, parmi lesquelles figuraient 192 femmes ayant reçu un diagnostic de SP ultérieurement et 37 femmes enceintes portant un enfant qui a reçu postérieurement un diagnostic de SP.

Bien qu’il n’y ait pas encore de consensus relativement à ce que doit être un taux de vitamine D suffisant, les chercheurs ont effectué leurs évaluations en se basant sur un seuil de 75 nmol/L. Ils ont ainsi établi que les femmes qui avaient un taux de vitamine D égal ou supérieur à 75 nmol/L présentaient un niveau de vitamine D suffisant, contrairement à celles dont le taux était inférieur à 75 nmol/L. Dans cet échantillon de la population, les taux de vitamine D étaient généralement bas, et moins de 10 % des femmes avaient des taux considérés comme suffisants. Les chercheurs ont constaté que, chez les femmes qui présentaient un taux de vitamine D suffisant, le risque de SP était réduit de 61 % comparativement aux femmes dont le taux était insuffisant. (En ce qui concerne les hommes, il est probable que des résultats semblables aient été obtenus.) Toutefois, les chercheurs n’ont relevé aucune réduction du risque de SP chez les enfants dont la mère présentait un taux suffisant de vitamine D durant le premier trimestre de la grossesse.

Signification des résultats de l’étude : Un taux élevé de vitamine D peut contribuer à réduire le risque de SP, mais d’autres facteurs importants peuvent influer sur celui-ci. Par ailleurs, on ne sait pas clairement à quel moment de la vie les taux de vitamine D peuvent avoir une incidence sur le risque de SP. Bien que les naissances survenues au printemps aient été associées à un risque accru de SP (possiblement lié à des taux de vitamine D peu élevés durant les grossesses se déroulant en hiver), l’étude a révélé qu’un taux de vitamine D suffisant au cours du premier trimestre de la grossesse n’était pas associé à un risque de SP moindre chez l’enfant. Selon les auteurs de l’étude, c’est durant les derniers stades de la grossesse et les premières années de l’âge adulte que le taux de vitamine D pourrait avoir une incidence sur le risque de SP. Les chercheurs ont toutefois souligné que leur étude portait sur un nombre limité de personnes et que les taux de vitamine D qu’ils avaient relevés étaient généralement bas, ce qui ne leur permettait pas de tirer des conclusions certaines. De plus, l’exposition à la lumière du soleil pourrait influer sur le risque de SP non seulement par la production de vitamine D, mais également suivant d’autres processus qui demeurent inconnus. Le lien entre la vitamine D et la SP fait actuellement l’objet d’autres études.

Enfin, soulignons qu’un excès chronique en vitamine D est associé à divers effets secondaires. Comme certaines personnes ne peuvent prendre de suppléments, il importe que l’administration de vitamine D soit prescrite et suivie par un médecin.

Source : National MS Society

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