Société canadienne de la sclérose en plaques

Aide médicale à mourir

La vie après un diagnostic de SP peut varier considérablement d’une personne à l’autre. Par exemple, chez les gens atteints de SP, l’espérance de vie peut être presque normale (de même que le taux de mortalité dû à une cause naturelle, au cancer ou aux maladies cardio-vasculaires), ou la progression de la maladie peut s’avérer particulièrement rapide et se traduire par une aggravation considérable des symptômes invalidants et du degré d’incapacité. L’aide médicale à mourir constitue un sujet d’actualité qui alimente les débats au Canada et à l’étranger.

En février 2015, la Cour suprême du Canada a déclaré, dans l’affaire Carter c. Canada, que des modifications devraient être apportées à certaines dispositions du Code criminel pour que celles-ci soient conformes à la Charte canadienne des droits et libertés. Précisément, les dispositions qui prohibent l’aide médicale à mourir (AMM) dans certaines circonstances ne seraient plus valides. La Cour suprême avait fixé le 6 juin 2016 comme date butoir pour le gouvernement relativement à la création d’une nouvelle loi sur le sujet. À la suite de cet arrêt, le gouvernement fédéral a déposé un projet de loi en vue de permettre aux personnes adultes de demander à recevoir une AMM sous réserve de leur admissibilité à une telle aide. Le loi C-14, fondement de la législation canadienne en matière d’AMM, a reçu la sanction royale le 17 juin 2016. Il est possible d’en savoir plus sur l’AMM ‒ y compris le processus de demande, les critères d’admissibilité et les catégories de professionnels autorisés à fournir une telle aide ‒ en consultant la gouvernement fédéral consacrée à ce sujet.

La Société canadienne de la SP respecte et valorise la liberté de choix de toutes les personnes atteintes de SP quant aux diverses options qui pourraient influer sur leur qualité de vie et le cours de leur existence. Ce libre arbitre concerne notamment la décision de ces personnes de mener dans la dignité une vie aussi riche et heureuse que possible, là où elles le souhaitent, tout en bénéficiant du soutien dont elles ont besoin et de la présence de leurs proches. La Société de la SP a formulé des commentaires et pris position relativement à l’AMM (à lire à ce sujet : Aide médicale à mourir : réaction au rapport du fédéral et Lettre ouverte au premier ministre du Canada).