Société canadienne de la sclérose en plaques

Progrès en SP

Le Réseau de connaissances sur la SP

Aider les Canadiens et les Canadiennes à composer avec un diagnostic de SP.

Photo of Catherine Van

Recevoir un diagnostic de sclérose en plaques (SP) peut être terrifiant. Les personnes atteintes de cette maladie se retrouvent souvent avec plus de questions que de réponses, et il leur arrive de ne pas trop savoir vers qui se tourner pour faire face à cette maladie.

La Société canadienne de la SP comprend que les personnes qui vivent avec la SP ont parfois besoin de soutien et d’accompagnement accrus. C’est la raison pour laquelle elle a mis sur pied le Réseau de connaissances sur la SP, soit un centre de référence qui fournit des renseignements et des services de soutien de grande qualité aux Canadiens et aux Canadiennes.

Les agents info-SP peuvent vous renseigner sur tous les aspects de la vie avec la SP. Si vous êtes aux prises avec cette maladie, travaillez avec quelqu’un qui a la SP ou êtes le proche aidant d’une personne atteinte de cette affection, vous avez besoin d’information fiable et à jour pour prendre des décisions éclairées.

Par ailleurs, comme le vécu des personnes touchées par la SP peut varier considérablement, il est primordial que les membres de la collectivité de la SP aient accès à une ressource leur permettant d’exprimer leurs inquiétudes et de poser toutes les questions qui les préoccupent. Les agents info-SP peuvent vous aider à trouver de l’information et du soutien adaptés à votre situation.

Il est facile de communiquer avec le Réseau de connaissances sur la SP. Les agents info-SP sont accessibles dans tout le pays et peuvent vous répondre en français ou en anglais. Composez le 1 844 859-6789 ou écrivez à agentinfosp@scleroseenplaques.ca. Vous pouvez aussi clavarder avec nous à partir de notre site Web, à scleroseenplaques.ca.

Communiquez avec un agent info-SP pour :

› obtenir de l’information fiable sur la sclérose en plaques ou une maladie connexe;

› découvrir des ressources qui vous aideront à composer avec les symptômes que vous éprouvez;

› connaître les nouveaux programmes et services offerts dans votre région;

› comprendre les avancées de la recherche sur la SP;

› découvrir des guides et des ressources pratiques en ligne (p. ex. comment remplir une demande de prestations d’invalidité, comment parler de la SP avec un enfant);

› vous orienter parmi les services de santé et communautaires;

› obtenir des conseils en matière de services de soutien à l’emploi et de sécurité du revenu, de planification financière et plus encore.

Message de la Présidente

pamela-valentine

Mme Pamela Valentine, Ph. D.

Alors que le printemps fait son retour, je tiens à vous remercier chaleureusement et à vous dire à quel point votre appui est fondamental pour l’avancement de la recherche sur la SP et le maintien des services de soutien que notre organisme met à la disposition des membres de la collectivité de la SP.

La SP est une maladie complexe et imprévisible, que les chercheurs tentent inlassablement de mieux comprendre. Nous sommes déterminés à soutenir les personnes qui vivent avec la SP au Canada ainsi que les collectivités qui mettent leurs efforts en commun pour aider ces dernières à composer avec les réalités de cette affection. C’est pourquoi la Société canadienne de la SP investit, grâce à vous, dans des études de grande qualité axées sur la mise au point de traitements améliorés et, ultimement, d’un remède contre la SP.

Si nous voulons favoriser la découverte d’un remède contre la SP, nous devons maintenir l’essor de la recherche. Pour cela, il nous faut unir nos forces afin d’assurer le financement d’études déterminantes, comme celles dont il est question dans le présent numéro de Progrès en SP. Vous y découvrirez, notamment, que votre soutien contribue à l’avancement de travaux de recherche essentiels, tels ceux de Mme Anastassia Voronova, Ph. D., et de M. Manu Rangachari, Ph. D. Votre appui nous aide également à maintenir des services cruciaux, comme notre Réseau de connaissances sur la SP, qui fournit de l’information et des ressources utiles aux gens atteints de SP quand ils en ont le plus besoin.

Plus de 90 000 personnes vivant avec la SP au Canada comptent énormément sur votre générosité. Je sais qu’en ayant à nos côtés des partenaires comme vous, qui ont le coeur sur la main, nous réussirons à édifier un monde sans SP. Au nom de la collectivité de la SP, je vous remercie d’avance de votre fidélité et de votre compassion.

La présidente et chef de la direction de la Société canadienne de la sclérose en plaques,

Pamela Valentine, Ph.D.

Recherche à souligner

Photo of Dr. Soheila Karimi

Mme Anastassia Voronova, PhD

La collaboration joue un rôle vital dans l’innovation scientifique et les découvertes médicales. Des idées diverses finissent par émerger de la confrontation de points de vue divers »— Mme Anastassia Voronova, PhD

En tant que professeure adjointe au Département de génétique médicale de l’Université de l’Alberta, Mme Anastassia Voronova se consacre à des travaux de recherche dont les retombées se feront sentir sur la collectivité de la SP. Son équipe et elle ont récemment découvert une nouvelle molécule, appelée « fractalkine », qui favorise la production de cellules à l’origine de la formation de la myéline dans le cerveau. La physiopathologie de la SP est caractérisée par la détérioration de la myéline, et bien qu’il existe des médicaments modificateurs de l’évolution de la SP, ceux-ci ne sont efficaces que pour entraver l’action des facteurs inflammatoires en cause dans le contexte de cette maladie.

Qu’est-ce que la myéline au juste? Il s’agit d’une substance grasse qui protège les cellules nerveuses et qui améliore la transmission des influx (signaux) nerveux. La SP est une maladie caractérisée par une activité anormale des cellules du système immunitaire, qui prennent pour cible la myéline et les oligodendrocytes (cellules du système nerveux central productrices de myéline), ce qui cause leur détérioration. Les lésions subies alors par la myéline peuvent entraîner des troubles neurologiques visuels, moteurs et/ou cognitifs.

Il faut de toute urgence que soient mis au point des traitements efficaces qui favorisent la régénération des tissus du cerveau et de la moelle épinière ainsi que la remyélinisation (régénération de la myéline) — et c’est précisément ce à quoi Mme Voronova consacre ses travaux.

Les personnes atteintes de SP progressive disposent actuellement de peu d’options thérapeutiques, particulièrement en ce qui concerne la régénération des tissus du cerveau et de la moelle épinière ainsi que la reconstitution de la myéline endommagée (processus appelé « remyélinisation »). Les résultats de l’étude dont il est ici question donnent à penser que la fractalkine pourrait être une molécule à exploiter pour accroître la différenciation des cellules souches neurales en oligodendrocytes et, potentiellement, la remyélinisation.

Les travaux remarquables de Mme Voronova ont pu être entrepris grâce à la Société canadienne de la SP et à de généreux bienfaiteurs comme vous. Avec la collaboration de son équipe, cette scientifique a jeté un nouvel éclairage sur un mécanisme moléculaire potentiel sous-jacent à la réparation du cerveau, ce qui laisse entrevoir la possibilité que la fractalkine devienne la cible de traitements contre la SP axés sur la remyélinisation et la régénération.

« Je suis intimement convaincue que l’avenir de la science réside dans l’établissement de collaborations concrètes et utiles, que ce soit à l’échelle nationale ou internationale, affirme Mme Voronova. La Société de la SP est à l’avant-plan de cette philosophie; l’adoption d’un état d’esprit de “citoyen/scientifique du monde” servira sans aucun doute les intérêts de l’ensemble de la collectivité de la SP. »

PLEINS FEUX sur la RECHERCHE

Investir dans la prochaine génération de chercheurs spécialisés en SP

Bilan du programme de formation national stopSP 2021

Photo of a research lab

La Société canadienne de la SP est fière de soutenir des programmes destinés à former et à inspirer la prochaine génération de talentueux chercheurs spécialisés en SP à l’échelle du pays. Donné pour la première fois en ligne en juin 2021, notre cours d’été stopSP s’est déroulé en Saskatchewan et a permis aux participants de tout le Canada de découvrir les compétences et l’expertise que détient cette province au chapitre de la recherche.

Les participants au cours d’été, issus d’horizons variés, ont bénéficié d’un programme équilibré comprenant des conférences, des ateliers et des séances de perfectionnement professionnel, et ont pu rencontrer des personnes vivant avec la SP. En tout, 43 stagiaires de recherche ont participé à ce programme de formation intensive de trois jours, qui a permis de mettre en évidence la vaste expertise que possède la Saskatchewan dans le domaine de la recherche consacrée à la SP, les infrastructures de classe mondiale dont est dotée cette province ainsi que les diverses possibilités offertes par celle-ci en ce qui concerne la recherche. Les participants ont également pu assister à un atelier axé sur les techniques d’entrevue, en plus d’avoir la chance de s’entretenir avec des personnes touchées par la SP lors d’une séance centrée sur le vécu des gens qui doivent composer avec cette maladie.

Grâce à une variété de présentations et d’ateliers en petits groupes, les stagiaires ont pu approfondir leurs connaissances sur les approches novatrices en matière de recherche sur la SP, notamment en ce qui a trait aux mécanismes pathologiques de cette maladie, à la réparation tissulaire, au rétablissement et à la résilience. Ils ont en outre eu l’occasion d’en apprendre plus sur la recherche interdisciplinaire et d’accroître leur capacité quant à celle-ci, en plus de bâtir et d’élargir leur réseau de pairs en établissant des liens avec les stagiaires participants — ce qui constitue un aspect crucial de la réussite au chapitre de la recherche.

« Ce programme m’a permis d’approfondir mes connaissances sur la SP comme je n’aurais pu y parvenir en faisant des lectures et en étudiant par moi-même. J’ai hâte de travailler en collaboration avec les stagiaires, les mentors et les conférenciers que j’ai rencontrés à cette occasion! »

Comprendre ce qui différencie les femmes et les hommes face à la SP

Photo of Dr. Soheila Karimi

M. Manu Rangachari

M. Manu Rangachari, Ph. D., et son équipe de chercheurs de l’Université Laval ont découvert un nouveau mécanisme sous-jacent aux différences observées entre les femmes et les hommes atteints de sclérose en plaques (SP). Il est bien établi que le sexe biologique est l’un des facteurs déterminants de l’incidence de la SP; en effet, les femmes sont de deux à trois fois plus susceptibles que les hommes d’avoir cette maladie. Il reste cependant à déterminer pourquoi la SP tend à évoluer plus rapidement et de manière plus virulente chez les hommes.

En mettant au point un modèle murin d’une maladie semblable à la SP, M. Rangachari et son équipe ont découvert que certaines cellules immunitaires (les lymphocytes T, et plus particulièrement les lymphocytes Th17) sont plus pathogènes chez les souris mâles que chez les souris femelles, ce qui se traduit par une forme progressive et plus grave de la maladie chez les mâles. Ces chercheurs ont démontré que ce pouvoir pathogène accru des lymphocytes T chez les mâles serait la conséquence d’une diminution de l’expression du gène Jarid1c, soit un gène immunorégulateur qui est situé sur le chromosome X et qui est capable de réduire la capacité des lymphocytes T à provoquer des symptômes semblables à ceux de la SP chez la souris. Les scientifiques ont également confirmé que le taux d’expression du gène Jarid1c était faible dans les lymphocytes T de personnes atteintes de SP, et plus précisément qu’il était plus faible dans les lymphocytes T prélevés chez des hommes que dans ceux prélevés chez des femmes. Ces résultats indiquent que le gène Jarid1c joue peut-être un rôle dans la régulation de l’activité des lymphocytes T dans la physiopathologie de la SP et que ce rôle dépendrait du sexe biologique.

L’étude de M. Rangachari constitue une avancée majeure en ce sens qu’elle nous permet de mieux comprendre dans quelle mesure le sexe biologique peut déterminer la gravité de la SP. Il faudra toutefois poursuivre les travaux de recherche sur la question afin de cerner comment le gène Jarid1c influe sur la gravité de la SP et d’établir s’il pourra un jour servir de cible thérapeutique.

« Le fait de découvrir quelque chose de nouveau, que personne d’autre au monde ne connaît, procure un sentiment d’euphorie — surtout quand cela pourrait permettre, un jour, d’aider des personnes atteintes d’une maladie comme la SP, estime M. Rangachari. Grâce à la Société de la SP, nous demeurons des chefs de file de l’étude de cette maladie. »

Profitez de la Journée mondiale de la SEP, le 30 mai 2022, pour tisser des liens

Joignez-vous à la collectivité internationale de la sclérose en plaques à l’occasion de la Journée mondiale de la SEP 2022, et montrez que vous soutenez les efforts déployés en vue de la lutte contre la SP et de l’élimination des barrières liées à cette maladie — à savoir des obstacles qui, trop souvent, amènent les personnes atteintes de SP à se sentir seules et exclues. C’est pourquoi nous cherchons à aider les gens à entrer en contact avec les membres de leur collectivité, à cultiver leurs liens personnels et à s’orienter le mieux possible pour obtenir les soins de santé dont ils ont besoin et auxquels ils ont droit.

Participez à la conversation en utilisant le mot-clic #ConnexionsSEP

Faites un don d’espoir aux Canadiens et aux Canadiennes qui ont la SP

Investissez dans un avenir sans SP et donnez de l’espoir en faisant un legs à la Société canadienne de la SP. Votre don planifié aidera des générations de Canadiens et de Canadiennes vivant avec la SP et soutiendra la recherche axée sur la découverte de nouveaux traitements et remèdes.

Photo of a research lab

Pour en savoir plus sur les dons planifiés, vous pouvez communiquer avec nous au 1 800 268 7582, ou à philanthropie.qc@scleroseenplaques.ca

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