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La Société canadienne de la sclérose en plaques finance une étude sur le rôle des intestins dans le contexte de la SP pédiatrique

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La Société canadienne de la sclérose en plaques finance une étude sur le rôle des intestins dans le contexte de la SP pédiatrique

Vancouver, C.-B., le 23 novembre 2015 – Seulement cinq pour cent des cas de sclérose en plaques (SP) sont diagnostiqués chez des enfants. Pourtant, c’est dans les études menées auprès des enfants que réside notre plus grand espoir de mieux comprendre cette maladie. Voilà pourquoi la Société canadienne de la SP et la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP ont décidé de financer une nouvelle étude qui permettra d’approfondir les connaissances sur la SP pédiatrique et sur le rôle du microbiote intestinal dans le contexte des maladies auto-immunes et des maladies du cerveau.

« Le faible pourcentage de cas de SP chez l’enfant offre en réalité l’extraordinaire possibilité de découvrir les causes de la SP », déclare la Dre Helen Tremlett, titulaire d’une chaire de recherche du Canada et chercheuse principale de l’étude sur le microbiote intestinal dont le financement vient d’être accordé. Ce projet de recherche sera intégré à la plus vaste étude canadienne sur les maladies démyélinisantes pédiatriques (CDD), dirigée par la Dre Brenda Banwell. « Grâce à la collaboration des familles, nous pouvons avoir une idée juste des antécédents et du mode de vie des enfants participant à l’étude; nous pouvons nous concentrer sur les toutes premières étapes du processus pathologique; l’examen du parcours des enfants est plus facile à réaliser que celui des adultes; et nous sommes en mesure de déterminer avec précision le moment où les premiers mécanismes sous-jacents de la maladie se sont mis en branle », précise la chercheuse.

La Société canadienne de la SP et la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP ont affecté 500 000 $ ces trois dernières années à cette étude, qui constitue la cinquième étape de l’étude CDD, toujours en cours. L’étude CDD – dirigée par la Dre Brenda Banwell, spécialiste de la neurologie pédiatrique (rattachée à l’Hôpital pour enfants malades, à Toronto, et au Children’s Hospital of Philadelphia – CHOP) – comprend les dix-sept établissements de soins pédiatriques canadiens, six autres centres de recherche du Canada ainsi que le CHOP.

« Cette étude représente une importante avancée dans la recherche sur la SP pédiatrique et elle s’avère un formidable modèle d’étude fondée sur les progrès déjà réalisés », souligne la Dre Karen Lee, vice-présidente de la recherche à la Société canadienne de la SP. « Je suis impatiente de voir ce que la Dre Helen Tremlett et son équipe vont découvrir quant au rôle que peuvent jouer dans la SP des bactéries présentes à l’état naturel dans notre organisme. Il est très intéressant de savoir que les chercheurs collecteront des données auprès de l’une des plus vastes cohortes d’enfants atteints de SP du monde et que l’étude, subventionnée par la Société de la SP et la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP, sera réalisée ici même au Canada, sous la direction de la Dre Banwell », ajoute-t-elle.

Devant tout l’enthousiasme et les possibilités générées par cette étude multicentrique unique en son genre, le recrutement de participants n’a pas tardé à commencer. Soulignons que la Dre Tremlett est un chef de file de la recherche sur le microbiote intestinal en lien avec la SP – les données préliminaires tirées des travaux qu’elle a effectués avec la Dre Emmanuelle Waubant à l’Université de la Californie à San Francisco appuient l’hypothèse d’une relation entre le microbiote intestinal et les maladies neurodégénétives, et plus précisément la SP pédiatrique. L’étude dont il est question ici réunira également pour la première fois les réseaux de recherche du Canada et des États-Unis sur la SP pédiatrique et les maladies démyélinisantes de l’enfant.

« Le microbiome revêt une grande importance, et ce, pour plusieurs raisons », fait remarquer la Dre Tremlett. « Les bactéries présentes dans les intestins contribuent à “calibrer” le système immunitaire, et vice versa. Nous savons déjà qu’il existe une connexion directe entre les intestins et le cerveau, établie par l’entremise du nerf vague, par exemple, du système immunitaire et peut-être de la production de la sérotonine, qui est réalisée à 90 pour 100 dans les intestins. Nos premiers résultats montrent qu’en nous consacrant à l’étude de ce lien et en essayant de comprendre l’influence du microbiote intestinal sur la SP et l’influence de la SP sur le microbiote intestinal, nous sommes sur la bonne voie », précise la chercheuse. Les travaux que la Dre Tremlett a effectués récemment à l’Université de la Californie, à l’occasion d’un congé sabbatique, comportaient 18 enfants atteints de SP et 17 enfants en bonne santé.

« Bien que nous ayons découvert que la composition, la richesse et la diversité du microbiote intestinal étaient pratiquement les mêmes chez les deux groupes de participants, certaines différences subtiles très intéressantes ont été observées, et les médicaments contre la SP ont semblé exercer une certaine influence », affirme la Dre Tremlett. « Nous croyons vraiment que nous touchons à quelque chose d’important en poursuivant cette voie de recherche », conclut la chercheuse.

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À propos de la sclérose en plaques, de la Société canadienne de la SP et de la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP


Le Canada affiche le plus fort taux de sclérose en plaques du monde. Cette maladie chronique souvent invalidante cible le système nerveux central, qui comprend le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques. La SP est l’une des affections neurologiques les plus répandues parmi les jeunes adultes du Canada. Elle se manifeste généralement chez les personnes âgées de 15 à 40 ans, qui en subiront les effets imprévisibles toute leur vie. La Société de la SP offre des services aux personnes atteintes de SP et à leur famille et subventionne la recherche sur la cause et le remède de cette maladie. La Fondation pour la recherche scientifique sur la SP finance de vastes études coopératives multicentriques et innovatrices qui favoriseront des avancées majeures dans le domaine de la sclérose en plaques. Cet organisme, dont les fonds proviennent principalement de la Société canadienne de la SP, s’avère une ressource unique au Canada. Pour faire un don à la Société de la SP ou pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous à scleroseenplaques.ca ou composez le 1 800 268‑7582.

Joignez-vous en ligne aux conservations de la collectivité de la SP. Vous pouvez aussi retrouver la Société de la SP sur Twitter, Instagram et Facebook.

À propos du Djavad Mowafaghian Centre for Brain Health

Le Djavad Mowafaghian Centre for Brain Health comprend plus de 250 chercheurs expérimentés dans diverses disciplines. À l’œuvre dans des installations ultramodernes, sur le campus de Point Grey de l’Université de la Colombie-Britannique, cette équipe s’efforce de traduire les acquis de la recherche fondamentale en applications cliniques. Le Centre offre des possibilités de formation, de collaboration et d’interaction avec les patients de toute la Colombie-Britannique. Fruit d’un partenariat entre la Faculté de médecine de l’Université de la Colombie-Britannique, l’Hôpital Vancouver Coastal Health et l’Institut de recherche en santé du Vancouver Coastal Health, ce centre de recherche et de soins axés sur le cerveau est le plus vaste et le plus complet du genre au Canada.

Site Web : www.centreforbrainhealth.ca Twitter : twitter.com/DMCBrainHealth


Personnes-ressources

Lindsay Gulin

Société canadienne de la SP

1 800 268-7582, poste 3245

lindsay.gulin@mssociety.ca

Emily Wight

Djavad Mowafaghian Centre for Brain Health

604 827-3396

emily.wight@brain.ubc.ca