Société canadienne de la sclérose en plaques

Nouvelles

L’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive remet une subvention de recherche « Défi » axée sur la découverte de nouvelles pistes à une chercheuse canadienne

  • Annonces

La Société canadienne de la SP félicite les 19 chercheurs à qui ont été attribuées des subventions de recherche « Défi » par l’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive (Alliance), dont la chercheuse canadienne Jennifer Gommerman, Ph. D.

Les titulaires, provenant de 13 pays, ont été sélectionnés à la suite d’un appel de candidatures lancé dans le monde entier en 2020. Les projets soumis ont été évalués par un groupe international composé d’experts de la SP et de personnes touchées par cette maladie et ont été choisis en raison de leur approche coopérative et novatrice, qui vient remettre en question les paradigmes actuels d’étude des mécanismes de la SP progressive. Les 19 projets visent l’approfondissement des connaissances sur des sujets variés, allant de la perte axonale dans les cas de SP progressive aux voies moléculaires qui favorisent la neuroprotection et la remyélinisation.

Mme Gommerman est professeure d’immunologie à l’Université de Toronto. Dans le cadre du concours lancé par l’Alliance, elle a soumis un projet de recherche portant sur le recours à la cytométrie de masse par imagerie en vue de dresser un inventaire complet des composants du système immunitaire inné aux sites de connexion entre les neurones. Elle et son équipe se pencheront sur les changements neuronaux qui se produisent au sein du cerveau en cas de SP progressive et analyseront les résultats obtenus en se basant sur des données relatives à des personnes atteintes de SP progressive afin de comprendre les changements qui se trouvent en étroite corrélation avec les incapacités cliniques.

« Nous sommes heureux de constater que la collectivité internationale de la SP reconnaît l’inventivité dont fait preuve Mme Gommerman dans l’étude des dysfonctionnements du système immunitaire chez les personnes atteintes de SP au moyen d’équipement de haute technologie », indique Mme Pam Valentine, présidente et chef de la direction de la Société canadienne de la SP et membre du conseil de direction de l’Alliance. « Il s’agit d’un projet prometteur qui pourrait un jour mener à la mise au point de traitements ciblés susceptibles de ralentir ou de stopper la progression de la maladie chez les personnes vivant avec la SP. »

Les subventions de recherche « Défi », qui ont été créées par l’Alliance en 2014 et dont la valeur totale s’élève cette année à 1 425 000 € (environ 2 100 000 $ CA), ont pour but d’accélérer l’élaboration de traitements contre la SP progressive et de favoriser la collaboration entre établissements. Chaque chercheur recevra une subvention pouvant atteindre 75 000 € (environ 110 000 $ CA) pour un an. L’argent sera versé plus tard cette année et les résultats sont attendus en 2022.

« Ce projet de recherche nous aidera à comprendre comment certains éléments du système immunitaire inné, en particulier le système du complément, communiquent avec les cellules gliales dans l’hippocampe pour modifier les circuits neuronaux. Le concept est né d’une collaboration avec Mme Valeria Ramaglia, Ph. D., associée de recherche dans notre laboratoire », explique Mme Gommerman.

Voici la liste complète des lauréats des subventions de recherche « Défi » :

Lauréats des subventions « Défi »

Martina Absinta – Université Johns Hopkins (États-Unis)

Prédicteurs multiomiques de l’inflammation chronique dans le contexte de la sclérose en plaques

Laura Airas – Centre hospitalier universitaire de Turku (Finlande)

Étude du rôle du récepteur de l’adénosine A2A dans la pathogenèse de la SP progressive

David Baker – Université Queen Mary de Londres (Royaume-Uni)

Protection des neurones et des oligodendrocytes : nouvelle voie fondée sur le ciblage des canaux potassiques sensibles à l’anandamide

Francesco Bifari – Université de Milan (Italie)

Changement métabolique persistant induit par les acides aminés à chaîne ramifiée et menant à la phosphorylation oxydative dans les cellules immunitaires et neurales : nouveau traitement potentiel contre la sclérose en plaques

Massimiliano Calabrese – Université de Vérone (Italie)

Mise au jour des fondements immunologiques de la neurodégénérescence et de l’activation de la microglie aux premiers stades de la SP

Ludovico Cantuti-Castelvetri – Centre allemand des maladies neurodégénératives (Allemagne)

Stratégies de ciblage lysosomal visant à renforcer la remyélinisation chez un modèle murin (souris) de sclérose en plaques

Alessandro Didonna – Université de la Californie à San Francisco (États-Unis)

Anomalies du repliement de la protéine tau et progression de la sclérose en plaques

Jessica Fletcher – Université de Melbourne (Australie)

Identification d’événements de phosphorylation en vue de favoriser la réparation de la myéline

Jeroen Geurts – Centre médical universitaire VU (Pays-Bas)

Enflure de l’unité axone-myéline comme stade prodromique de la dégénérescence axonale dans le contexte de la SP progressive : rôle de l’axe calpaïne-cathepsine

Jennifer Gommerman (Université de Toronto)

Immunité innée – interactions entre les cellules gliales dans le contexte de la SP progressive

An Goris – Université de Louvain (Belgique)

L’activation précoce de la microglie contribue à la progression à long terme de la SP

Simon Hametner – Université de médecine de Vienne (Autriche)

Décodage multimodal du rôle des cellules immunitaires exprimant le récepteur CD163 dans le contexte de la SP progressive

Jeannette Lechner-Scott – Hôpital John Hunter (Australie)

Épigénétique de l’évolution de la SP

David Leppert – Centre hospitalier universitaire de Bâle (Suisse)

Renouvellement des chaînes légères de neurofilaments (NfL) dans le sang circulant dans des conditions physiologiques normales et chez des modèles animaux de SP

Don Mahad – Université d’Édimbourg (Royaume-Uni)

Étude de la réponse du soma des cellules neuronales à la démyélinisation en tant que processus de protection des axones en cas de SP

David Martinelli – Centre de santé de l’Université du Connecticut (États-Unis)

Nouvelle voie de signalisation favorisant la maturation des oligodendrocytes – une piste à suivre en vue de la mise au point d’un nouveau traitement contre la sclérose en plaques

Claire McCoy – Collège royal de chirurgie en Irlande (Irlande)

Étude du rôle des molécules microARN – rôle de la molécule miR-448 dans le processus de démyélinisation et potentiel de celle-ci en tant que nouvel agent thérapeutique contre la SP progressive primaire

Kenneth Smith – Collège universitaire de Londres (Royaume-Uni)

Compréhension des voies moléculaires faisant obstacle à l’évolution vers la forme progressive secondaire de la SP

Bernard Zalc – Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, ICM (France)

Microglie et remyélinisation

À propos de l’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive

L’Alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive a été fondée en vue de l’accélération de la mise au point de traitements efficaces contre les formes progressives de la SP et de l’amélioration subséquente de la qualité de vie des personnes du monde entier qui sont aux prises avec une forme progressive de SP. Il s’agit d’une initiative mondiale sans précédent à laquelle collaborent des organismes nationaux de la SP, des chercheurs, des professionnels de la santé, l’industrie pharmaceutique, des entreprises, des fiducies, des fondations, des donateurs et des personnes atteintes de SP progressive, en vue de répondre aux besoins non satisfaits dans le domaine de la SP progressive. En somme, c’est le fruit d’une coopération entre des membres de la communauté internationale de la SP qui ont décidé d’unir leurs forces pour trouver des solutions. Notre promesse n’est pas seulement porteuse d’espoir, elle est également génératrice de progrès.

La Société canadienne de la SP est un fier membre dirigeant de l’Alliance.

Open navigation