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Le Réseau canadien pour les maladies démyélinisantes pédiatriques

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Le Réseau canadien pour les maladies démyélinisantes pédiatriques bénéficie d’une subvention de 3,2 millions de dollars

Ce financement vise à favoriser le développement de la recherche sur la sclérose en plaques pédiatrique et à faire progresser la compréhension de cette maladie en général

Toronto, le 29 juillet 2015 -- La Société canadienne de la sclérose en plaques et la Fondation pour la recherche scientifique sur la sclérose en plaques ont annoncé aujourd’hui l’attribution d’une subvention de 3,2 millions de dollars au profit du Réseau canadien pour les maladies démyélinisantes pédiatriques. Établi en 2004, ce dernier est devenu l’un des réseaux de recherche sur la sclérose en plaques (SP) pédiatrique les plus vastes et les plus complets du monde, constituant une ressource unique pour les chercheurs déterminés à explorer d’importantes perspectives sur la cause et l’évolution de la SP. Grâce à cette nouvelle subvention, le Réseau entreprendra une étude qui aura pour point de départ ses précédents travaux de recherche consacrés à la SP pédiatrique et dont l’objectif sera d’améliorer la compréhension du fardeau croissant imposé par cette maladie durant l’enfance et les années menant à l’âge adulte. Les découvertes qui seront ainsi réalisées aideront également les chercheurs à mieux connaître les difficulties éprouvées par les adultes atteints de SP. Elles favoriseront en outre la détection précoce des facteurs de risque et des indices évocateurs de la maladie obtenus au moyen de l’imagerie médicale, ce qui devrait contribuer à l’amélioration de l’efficacité des traitements utilisés contre la SP ainsi qu’à la découverte de moyens permettant de prévenir cette maladie.

« Cette subvention nous permettra d’étudier l’impact de la SP et d’autres affections démyélinisantes sur la qualité de vie, l’apprentissage et la réussite scolaire, l’activité physique, le niveau d’exercice et la santé globale chez les enfants et les adolescents atteints de l’une de ces maladies. Nous évaluerons aussi les répercussions de la SP sur la croissance du cerveau et les écarts touchant le système immunitaire », explique la Dre Brenda Banwell, neurologiste canadienne renommée, spécialiste de la SP, chef du département de neurologie du Children’s Hospital of Philadelphia, chercheuse adjointe à l’Hôpital pour enfants malades de Toronto, et chercheuse principale de l’étude ainsi financée. « Notre etude nous éclairera sur les aspects les plus précoces de la SP et nous offrira l’occasion de nous pencher sur des questions particulières qui ne peuvent être soulevées chez l’adulte relativement à la SP. »

La plupart des établissements faisant partie du Réseau se donneront de nouveaux objectifs à l’occasion de l’étude en question, intitulée « Progressive degeneration from onset in pediatric multiple sclerosis: Evaluation of clinical and health-related quality of life, early loss of brain integrity and accelerated immunological senescence » (Dégénérescence progressive observée à partir de l’apparition de la sclérose en plaques durant l’enfance – Évaluation de l’état clinique, de la qualité de vie liée à la santé, de la détérioration précoce de l’intégrité du cerveau et de l’accélération de l’immunosénescence). Sous la direction de la Dre Banwell, les chercheurs s’emploieront à évaluer la qualité de vie liée à la santé des enfants et des adolescents atteints de SP. Ils porteront également une attention particulière aux répercussions de la SP sur leur transition vers l’âge adulte et sur la vie de leurs parents et de leurs proches aidants, de même qu’à l’impact de la maladie en ce qui concerne le développement du cerveau, les fonctions cognitives et les cellules du système immunitaire. L’équipe de cochercheurs participant à l’étude comprend la Dre Ann Yeh (Hôpital pour enfants malades de Toronto), le Dr Amit Bar-Or (Institut neurologique de Montréal, Université McGill), le Dr Doug Arnold (Institut neurologique de Montréal, Université McGill) et la Dre Ruth Ann Marrie (Université du Manitoba).

« Le travail déjà réalisé par cette équipe de recherche a considérablement contribute à la compréhension de la SP pédiatrique, ce qui a eu un impact sur la prise en charge de celle-ci », explique la Dre Karen Lee, vice-president de la recherche de la Société canadienne de la SP. « Je trouve encourageant le fait que ces chercheurs aient entrepris de hisser leurs travaux de recherche à un niveau supérieur afin de mieux comprendre les répercussions graduelles de la SP pédiatrique et d’analyser les implications de cette maladie sur les plans psychosocial, cognitif et immunologique. Les résultats de l’étude nous permettront aussi d’en savoir beaucoup plus sur la SP chez l’adulte, en particulier en ce qui a trait aux facteurs déclencheurs intervenant dans les tout premiers stades de la maladie ainsi qu’aux manifestations infracliniques de celle-ci. »

Le Réseau canadien pour les maladies démyélinisantes pédiatriques comprend dix-sept établissements de soins pédiatriques canadiens, six autres centres de santé ou de recherche situés au Canada dans des localités ne disposant pas d’un hôpital pour enfants à proximité ainsi que le Children’s Hospital of Philadelphia, établissement américain qui s’est joint récemment à ce regroupement. Effectuant des observations auprès d’une cohort de plus de 430 enfants et adolescents, le Réseau a pu jusqu’à present rassembler une multitude de données relatives aux caractéristiques de la SP pédiatrique, aux facteurs de risque permettant de dépister les fortes probabilités de SP ainsi qu’aux traitements potentiels à envisager contre cette maladie.

Pour en savoir davantage sur le Réseau canadien pour les maladies démyélinisantes pédiatriques et sur la subvention qui vient de lui être accordée, rendez-vous à scleroseenplaques.ca.

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À propos de la sclérose en plaques, de la Société canadienne de la SP et de la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP

Le Canada affiche le plus fort taux de sclérose en plaques du monde. Cette maladie chronique souvent invalidante cible le système nerveux central, qui comprend le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques. La SP est l’une des affections neurologiques les plus répandues parmi les jeunes adultes du Canada. Elle se manifeste généralement chez les personnes âgées de 15 à 40 ans, qui en subiront les effets imprévisibles toute leur vie. La Société de la SP offre des services aux personnes atteintes de SP et à leur famille et subventionne la recherche sur la cause et le remède de cette maladie. De son côté, la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP finance de vastes études coopératives multicentriques et innovatrices, susceptibles d’aboutir à des avancées majeures dans le domaine de la sclérose en plaques. Ressource canadienne unique, la Fondation reçoit la majeure partie de ses fonds de la Société canadienne de la SP. Pour faire un don à la Société de la SP ou pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous à scleroseenplaques.ca ou composez le 1 800 268-7582.

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Personne-ressource - médias :  Lindsay Gulin, Société canadienne de la SP, 416 922-6600, poste 3245, lindsay.gulin@mssociety.ca