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Revue de l’année 2015 en recherche sur la SP

  • Communiqués de presse

Des découvertes et des annonces prometteuses dans les domaines des nouvelles options thérapeutiques, de la SP progressive, du bien-être et de la cause de la maladie




Le 14 janvier 2016 – Toronto, ON – La Société canadienne de la sclérose en plaques et la Fondation pour la recherche scientifique sur la sclérose en plaques, organisme affilié à la Société de la SP, s’engagent à financer la recherche qui aura un impact majeur pour toutes les personnes touchées par la SP. L’année 2015 n’a pas fait exception aux années précédentes en ce qui concerne la publication d’annonces et de découvertes prometteuses, tant du côté des études financées par la Société de la SP que d’autres travaux de recherche.

« Au cours des vingt dernières années, l’innovation en recherche sur la SP et dans son traitement a permis d’accélérer l’établissement du diagnostic de SP et d’améliorer la prise charge de cette maladie. L’année 2015 a marqué le 20e anniversaire de l’homologation du premier médicament modificateur de l’évolution de la maladie pour la forme cyclique (poussées-rémissions) de la SP au Canada; l’espoir de mettre fin à la SP au cours de notre existence est à notre portée », déclare la Dre Karen Lee, vice-présidente de la recherche de la Société canadienne de la SP. « Plus particulièrement, nous avons constaté l’an dernier des avancées tangibles dans les domaines de la SP progressive, du bien-être et du mode de vie et nous en avons appris davantage sur les déclencheurs possibles de la SP et sur de nouvelles options thérapeutiques fondées sur l’utilisation de cellules souches. »

Un survol des progrès importants réalisés en 2015 est offert ci-après :

Nouvelles avenues de traitement

L’année s’est amorcée avec l’annonce de la tenue d’un essai clinique canadien financé par la Société de la SP, qui vise à évaluer le potentiel des cellules souches mésenchymateuses (CSM) pour le traitement de la SP – c’est le premier essai de ce genre au pays. L’étude MESCAMS (MEsenchymal Stem cell therapy for CAnadian MS patients), dirigée par les Drs Mark S. Freedman et James J. Marriott, s’appuie sur des travaux de recherche d’avant-garde fructueux étayant l’innocuité de l’administration de CSM chez l’être humain et la capacité de celles-ci à inhiber l’inflammation et à réparer le tissu nerveux, ce qui en fait des candidats prometteurs pour le traitement de toutes les formes de SP. Réalisée dans deux sites canadiens – l’Hôpital d’Ottawa et le Health Sciences Centre (HSC) de Winnipeg –, l’étude MESCAMS fournira des réponses précises sur l’emploi des CSM dans le contexte de la SP. La sélection des patients et le recrutement sont en cours.

SP progressive

En octobre, des résultats prometteurs ont été annoncés quant à l’utilisation de l’ocrélizumab dans le traitement de la SP progressive primaire. Une étude de phase II, à laquelle prenaient part un certain nombre de neurologues canadiens éminents du domaine de la SP, a permis de montrer que ce produit a significativement ralenti la progression globale des incapacités comparativement à un placebo (substance inactive) chez les personnes atteintes de SP progressive primaire. L’ocrélizumab agit en éliminant du corps humain certaines cellules immunitaires, les lymphocytes B. Les résultats positifs obtenus au cours de l’essai ont également démontré que les lymphocytes B jouent un rôle de premier plan dans les processus pathologiques sous-jacents de la SP.

En outre, les résultats d’une étude financée par la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP portant sur les lymphocytes B ont révélé qu’un certain type de lymphocytes B pro-inflammatoires se trouvait en plus grand nombre chez les personnes atteintes de SP que chez celles qui ne présentaient pas cette maladie. On y a également démontré que le traitement par le rituximab, soit un agent provoquant la déplétion des lymphocytes B, ciblait spécifiquement ces cellules particulières et réduisait la réponse inflammatoire.

De façon générale, on a constaté à l’échelle internationale une augmentation des investissements dans la recherche sur la SP progressive. Cette croissance est attribuable à l’engagement de la Société canadienne de la SP et d’autres sociétés de la SP du monde entier dans l’International Progressive MS Alliance (alliance internationale pour la recherche sur la SP progressive), qui a octroyé 11 subventions de planification (Planning Awards) à des chercheurs émérites de partout dans le monde, y compris du Canada.

Recherche sur le bien-être et le mode de vie

On sait déjà qu’un mode de vie sain est un facteur qui contribue grandement à la bonne qualité de vie et à l’amélioration de la santé dans son ensemble, quelle que soit la maladie chronique. Le domaine du bien-être est très large et comprend notamment l’alimentation, l’exercice et le bien-être psychologique. Le rôle de la recherche dans ce domaine est d’aider les gens qui vivent avec la SP, les professionnels de la santé et les principaux décideurs à établir quelles stratégies visant le bien-être sont les plus efficaces pour la prise en charge des symptômes de la sclérose en plaques et comment elles peuvent être intégrées à la pratique courante. La recherche révèle peu à peu des réponses concrètes à cet effet.

Une étude financée par la Société de la SP menée à l’Hôpital pour enfants malades de Toronto a permis de montrer que les adolescents atteints de SP qui pratiquent des activités physiques intenses ont tendance à subir moins de poussées que les adolescents qui font de l’activité physique moins vigoureuse. L’étude démontre concrètement que le fait de demeurer actif à un jeune âge peut avoir un impact positif sur l’évolution de la maladie.

Déclencheurs de la SP

Il y a longtemps qu’on soupçonne la carence en vitamine D de compter parmi les facteurs de risque de la SP, et la dernière année a permis de mettre au jour des données probantes qui appuient cette hypothèse de même que le mouvement visant à lutter contre la carence en vitamine D dans la population générale. Des chercheurs de l’Université McGill ont utilisé des analyses génétiques sophistiquées pour démontrer de façon assez convaincante que de faibles taux de vitamine D augmentent le risque de SP. La méthodologie de l’étude a également réduit la possibilité d’une causalité inversée, ce qui signifie que la SP elle-même ne cause pas l’apparition de faibles taux de vitamine D, ainsi que la possibilité que des facteurs confondants tels que l’obésité ou l’état de santé influent sur les résultats.

La plus récente étude canadienne multicentrique sur la SP pédiatrique, financée par la Société de la SP, pourrait également mettre en lumière les déclencheurs les plus précoces de la SP. L’étude de la SP pédiatrique permet aux chercheurs de mesurer les variables qui peuvent influer sur le risque de SP que présentent les enfants au moment où ils viennent juste d’y être exposés, ce qui facilite la compréhension des facteurs de risque qui pourraient entraîner l’apparition de la SP à l’âge adulte.

Grâce à la générosité des Canadiens, la Société de la SP et la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP ont investi jusqu’ici plus de 150 millions de dollars dans des projets de recherche essentiels touchant les domaines de la cause de la SP, de la SP progressive, de la réparation du tissu nerveux et de la remyélinisation, du diagnostic, des traitements modificateurs de l’évolution de la maladie, ainsi que de la cognition et de la santé mentale. Les progrès de la recherche sont uniquement possibles grâce aux donateurs qui ont investi dans les travaux nécessaires à l’approfondissement de nos connaissances sur la SP. Pour en savoir plus sur la recherche sur la SP et faire un don à la Société de la SP, le public est invité à visiter le site scleroseenplaques.ca.

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À propos de la sclérose en plaques, de la Société canadienne de la SP et de la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP
Le Canada affiche le plus fort taux de sclérose en plaques du monde. Cette maladie chronique souvent invalidante cible le système nerveux central, qui comprend le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques. La SP est l’une des affections neurologiques les plus répandues parmi les jeunes adultes du Canada. Elle se manifeste généralement chez les personnes âgées de 15 à 40 ans, qui en subiront les effets imprévisibles toute leur vie. La Société de la SP offre des services aux personnes atteintes de SP et à leur famille et subventionne la recherche sur la cause et le remède de cette maladie. La Fondation pour la recherche scientifique sur la SP finance de vastes études coopératives multicentriques et innovatrices qui favoriseront des avancées majeures dans le domaine de la sclérose en plaques. Cet organisme, dont les fonds proviennent principalement de la Société canadienne de la SP, s’avère une ressource unique au Canada. Pour faire un don à la Société de la SP ou pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous à scleroseenplaques.ca ou composez le 1 800 268-7582.

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Personne-ressource :
Lindsay Gulin, Société canadienne de la SP
1 800 268‑7582, poste 3245
lindsay.gulin@mssociety.ca


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