Société canadienne de la sclérose en plaques

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Un rapport publié par le Conference Board du Canada met en évidence des inégalités en matière d’accès aux médicaments modificateurs de l’évolution de la sclérose en plaques parmi les personnes aux prises avec cette maladie

  • Communiqués de presse

Toronto (Ontario), le 3 décembre 2020. – Selon un rapport publié aujourd’hui par le Conference Board du Canada, avec l’appui de la Société canadienne de la SP, bon nombre de personnes atteintes de sclérose en plaques (SP) ne profitent pas d’un accès suffisant, équitable et abordable aux médicaments modificateurs de l’évolution de la maladie (MMÉSP). Le Canada affiche l’un des plus hauts taux de SP du monde. En moyenne, chaque jour, douze personnes de notre pays reçoivent un diagnostic de SP. Le rapport en question, intitulé L’accès aux immunomodulateurs pour le traitement de la sclérose en plaques – Une analyse pancanadienne, met en évidence les obstacles réglementaires, administratifs et financiers auxquels se heurtent bon nombre de gens de notre pays qui ont la SP au chapitre de l’accès aux médicaments susceptibles de changer leur vie.

« Chez les personnes atteintes de SP, le fait de bénéficier précocement d’un traitement par un MMÉSP peut retarder l’apparition des incapacités », explique Monika Slovinec D’Angelo, Ph. D., directrice, Santé, au Conference Board du Canada. « Globalement, un accès rapide à ce type de traitement peut réduire le fardeau financier qui pèse sur le système de santé canadien et se traduire par un gain de productivité d’un point de vue économique. »

Les faits saillants mis en lumière dans le rapport dont il est ici question sont les suivants :

  • Les médicaments modificateurs de l’évolution de la maladie (immunomodulateurs) peuvent diminuer la fréquence et la gravité des poussées, ainsi que ralentir la progression des incapacités et l’apparition de nouvelles lésions au cerveau chez les personnes atteintes de SP.
  • Les tendances en matière d’utilisation des immunomodulateurs ont beaucoup changé ces dix dernières années avec l’arrivée sur le marché de nouveaux médicaments en prise orale et à efficacité accrue.
  • De 2010 à 2018, le nombre de demandes de remboursement d’immunomodulateurs a augmenté de moitié. Les coûts des remboursements se sont accrus au même rythme, passant de 386,9 millions de dollars en 2010 à 607 millions de dollars en 2018.
  • Plus de la moitié des immunomodulateurs sont remboursés par l’entremise de régimes d’assurance-médicaments privés, 41 p. 100 sont couverts par les régimes publics, et 7 p. 100 restent à la charge du particulier. En 2018, cela représentait des dépenses de 39,3 millions de dollars pour les particuliers et leur famille.
  • Lorsqu’un membre de la famille est touché par la SP, le ménage de ce dernier fait face à un fardeau financier plus lourd que celui qui est assumé par un ménage canadien moyen. Les frais à la charge du particulier varient selon le choix de traitement, la province et la couverture des médicaments sur ordonnance.
  • L’accès aux immunomodulateurs nouveaux et novateurs est offert moins rapidement par les régimes d’assurance-médicaments publics que par les régimes privés.
  • Un accès plus rapide, plus abordable et plus équitable aux immunomodulateurs que celui qui est actuellement offert améliorera le pronostic des personnes atteintes de SP. Les systèmes de soins de santé et la société en général y trouveront des avantages également.

« La SP est une affection qui se manifeste de différentes façons : en effet, le cours de cette maladie, l’évolution et les symptômes de celle-ci varient d’une personne à l’autre. Comme le fait de vivre avec la SP constitue une expérience unique, les gens qui sont aux prises avec cette affection ne réagissent pas de la même manière à un MMÉSP donné », indique Julie Petrin, Ph. D., qui a reçu un diagnostic de SP en 2006. « En vue d’optimiser les résultats en matière de soins de santé, il est essentiel de permettre aux personnes atteintes de SP de bénéficier d’un traitement personnalisé et d’avoir accès à n’importe lequel des MMÉSP approuvés par Santé Canada. »

« L’accès aux MMÉSP homologués par Santé Canada constitue un facteur clé en ce qui a trait à l’atteinte de résultats positifs pour la santé des personnes aux prises avec la SP », affirme Pamela Valentine, Ph. D., présidente et chef de la direction de la Société canadienne de la SP. « Nous savons que l’accès précoce à un traitement efficace est d’une importance vitale quant à la prévention des coûts économiques et personnels à long terme qu’engendre immanquablement l’apparition d’incapacités irréversibles. Autrement dit, le temps compte pour la santé du cerveau quand il est question de SP. »

L’analyse du Conference Board du Canada permet de conclure que le fait d’améliorer l’accès aux MMÉSP s’avérera bénéfique non seulement pour les personnes vivant avec la SP, mais également pour nos systèmes de soins de santé et l’économie de notre pays. De nombreuses personnes qui vivent avec la SP bénéficient des effets mesurables de ces médicaments qui peuvent, dans certains cas, ralentir l’accumulation des incapacités. Le travail mené par la Société de la SP au chapitre de la défense des droits et des intérêts consiste en grande partie à s’assurer que les besoins des gens qui ont la SP et ceux des membres de leur famille se trouvent au coeur des décisions prises en matière de politiques relatives à la santé et aux médicaments. Conformément à notre plan stratégique, nous nous employons à aider les Canadiens atteints de SP dans leur cheminement personnel aux côtés de cette maladie en concentrant nos efforts sur l’amélioration des traitements et des soins qui leur sont destinés afin que ces personnes puissent disposer d’une variété d’options thérapeutiques et de soins efficaces en matière de prise en charge des symptômes, de mieux-être et de soins autogérés. Le rapport du Conference Board guidera nos efforts axés sur la défense des droits et des intérêts et constituera une aide précieuse quant aux discussions que nous aurons avec les décideurs gouvernementaux en vue d’assurer aux Canadiens vivant avec la SP un accès suffisant, équitable et abordable aux MMÉSP dont ils ont besoin.


Veuillez cliquer ici pour télécharger ce rapport.

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À propos de la sclérose en plaques et de la Société canadienne de la SP

Le Canada affiche l’un des taux de sclérose en plaques les plus élevés du monde. Chaque jour, en moyenne, douze personnes de notre pays reçoivent un diagnostic de SP. La sclérose en plaques est une maladie auto-immune chronique ciblant le système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerfs optiques). On la considère comme une maladie épisodique, c’est-à-dire qu’elle se caractérise par la survenue de troubles invalidants dont la gravité et la durée varient et qui sont souvent suivis par des phases de rémission. Elle se manifeste généralement chez des personnes âgées de 20 à 49 ans, qui en subiront les effets imprévisibles toute leur vie. La Société de la SP procure du soutien et de l’information aux personnes touchées par la SP et elle défend les droits et les intérêts de ces dernières. Elle subventionne par ailleurs la recherche sur la cause et le remède de la SP en vue de nous rapprocher d’un monde sans SP. Pour obtenir plus d’information sur la sclérose en plaques ou sur la Société de la SP, pour vous impliquer auprès de notre organisme ou pour faire un don afin de soutenir les personnes de notre pays touchées par la SP, rendez-vous à scleroseenplaques.ca ou composez le 1 800 268‑7582.

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