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Une étude révèle que l’exercice favorise la réparation de lésions semblables à celles de la SP chez des souris

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Le 8 novembre 2018 – Une étude menée récemment à l’Université de Calgary par le Dr Samuel K. Jensen et le chercheur V. Wee Yong a permis de démontrer que l’exercice augmente le taux de réparation ou de remyélinisation chez des souris porteuses de lésions semblables à celles de la sclérose en plaques (SP).

En cas de SP, la perte de myéline (substance dont est constituée l’enveloppe qui protège les fibres nerveuses) empêche la transmission adéquate des signaux entre le cerveau et l’organisme. Il est donc essentiel de cerner les mécanismes sous-jacents à la réparation des lésions subies par la gaine de myéline pour que nous puissions améliorer notre compréhension de la sclérose en plaques et de la progression de cette maladie.

Les résultats de l’étude en question démontrent que l’exercice pratiqué à la suite de l’apparition de lésions semblables à celles de la SP chez des souris contribue à la croissance du nombre d’oligodendrocytes (cellules qui produisent et préservent la myéline) et du taux de remyélinisation. Ces résultats ont aussi révélé qu’une approche associant l’exercice et la prise de fumarate de clémastine – médicament expérimental évalué dans le cadre d’un essai clinique de phase II portant sur la remyélinisation – améliore encore davantage le processus de réparation de la myéline.

« Nous savions depuis un certain temps que l’exercice était bénéfique aux personnes atteintes de SP. Toutefois, nous ignorions si l’activité physique pouvait avoir un effet modificateur sur cette maladie ou simplement améliorer la santé et la condition physique en général. Or, nos travaux nous ont permis de constater que, du moins chez des souris, l’exercice peut favoriser la remyélinisation; ils jettent ainsi les bases de futurs essais cliniques auprès de sujets humains », précise le Dr Jensen, M.D. et étudiant au doctorat à l’Université de Calgary.

« Nous espérons que les nouveaux indices que nous avons recueillis en faveur de la contribution de l’activité physique à la réparation cellulaire dans le cerveau inciteront les personnes atteintes de SP à poursuivre un programme d’exercice », ajoute M. Yong, Ph. D, professeur et membre du Hotchkiss Brain Institute, affilié à l’École de médecine Cumming de l’Université de Calgary.

« Une étude comme celle qu’ont menée MM. Jensen et Yong constitue une étape essentielle à l’obtention de réponses quant à des questions clés en lien avec la recherche en SP », souligne Karen Lee, vice-présidente de la recherche à la Société canadienne de la SP. « La Société de la SP est fière d’avoir contribué à la réalisation d’une étude qui était consacrée à la réparation des tissus lésés par la SP et dont les résultats ouvrent la voie à d’autres travaux sur cette maladie invalidante. »

Figurant parmi les principaux symptômes de la SP, la fatigue constitue pour bien des gens aux prises avec cette maladie un obstacle à l’intégration de l’activité physique dans leur quotidien. Or, des données issues de la recherche portant sur les bienfaits de l’exercice en présence de SP ont démontré récemment que l’activité physique est associée à une diminution du taux de poussées, du volume des lésions cérébrales et de la progression de l’incapacité.

Dans le cadre de l’étude menée par MM. Jensen et Yong, des souris présentant des lésions semblables à celles de la SP ont eu accès soit à une roue d’exercice mobile, dans laquelle elles pouvaient courir, soit à une roue d’exercice verrouillée, qui ne leur permettait pas de se dépenser physiquement.

D’autres études qui consisteront à évaluer le type, la durée et l’intensité de l’exercice physique optimal requis pour favoriser la réparation de la myéline devront être réalisées.

Intitulée Multimodal Enhancement of Remyelination by Exercise with a Pivotal Role for Oligodendroglial PGC1α (remyélinisation suivant une approche multimodale axée sur l’exercice et mettant en évidence le rôle primordial du facteur PGC1α des oligodendrocytes), l’étude dont il est ici question a été financée par la Société canadienne de la SP, Alberta Innovates: Health Solutions et les Instituts de recherche en santé du Canada. Ses résultats ont été récemment publiés dans la revue Cell Reports.

Il est possible d’en savoir plus sur cette étude et ses résultats en consultant les Nouvelles récentes sur la recherche en SP, diffusées sur le site Web de la Société de la SP.

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